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Chronologie du divorce Royaume Uni/UE

Euler Hermes prévoit un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE en 2019, suivi d’une période transitoire de poursuite des négociations entre 2019 et 2021, qui aboutiraient sur un accord bilatéral restreint en 2021. Un divorce, dès 2019, sans signature d’accord de libre-échange, semble possible mais moins probable.

Les grands points de l’étude d’Euler Hermes sont résumés ci-dessous :

  • Malgré l’incertitude relative au Brexit, l’économie britannique s’est montrée résiliente en 2016, avec une croissance de +1,8% (+2,2% en 2015).
  • La période de négociations entre l’UE et le Royaume-Uni (2017-2019) devrait engendrer un ralentissement de l’économie britannique, à +1,4% en 2017 et +1% en 2018.
  • Euler Hermes prévoit un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE en 2019, suivi d’une période transitoire de poursuite des négociations entre 2019 et 2021, qui aboutiraient sur un accord bilatéral restreint en 2021. Un divorce, dès 2019, sans signature d’accord de libre-échange, semble possible mais moins probable.
  • La France figurera parmi les 5 pays les plus affectés par le Brexit entre 2017 et 2021 : le Brexit pourrait engendrer une potentielle perte sèche en exportations de biens (-3 Mds EUR) et en investissements (-3,2 Mds EUR) pour la France sur la période. Finalement, le Brexit aurait un impact non-négligeable sur la croissance réelle du PIB français, de -0,3 point (cumul sur la période étudiée).

Plus d’informations sur le site d’Euler Hermes : http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/consequences-brexit-economies-britannique-europeenne-et-francaise.aspx

Referendum en Italie : quels impacts sur l’économie ?

Le dimanche 4 décembre 2016, les italiens ont rendu leur verdict : à 59,1%, ils sont contre la réforme constitutionnelle envisagée par le gouvernement en place. Suite à ce vote, le Premier Ministre Matteo Renzi a décidé de démissionner.

Dans sa dernière étude, intitulée « Italy : the show must go on », Euler Hermes développe les points suivants :

En 2017, l’incertitude politique pourrait engendrer une crise de confiance modérée. S’il n’y a pas d’effets indirects sur les banques et/ou le marché des obligations, comme le scénario central d’Euler Hermes le prévoit, la croissance du PIB italien devrait être handicapée de -0,3 points. Dans ce cas, l’économie italienne devrait croître de +0,6% en 2017, contre une prévision initiale de +0,9%.

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Contrairement à 2011-2012, un stress financier d’envergure devrait être évité. Si un tel évènement se produisait, la croissance du PIB italien se rapprocherait de la stagnation (+0,2%). Mais cette fois-ci, l’Italie bénéficie de véritables pare-feu, comme le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE, et de l’amélioration du cadre institutionnel en Europe (MES). Le pays peut aussi se reposer sur plusieurs de ses forces structurelles, comme son excédent de balance primaire, et une dette publique majoritairement détenue par les résidents. En revanche, le secteur bancaire italien devrait ressentir le contrecoup.

Les entreprises italiennes devraient faire les frais du choc de confiance, quoiqu’il soit mesuré. Un léger désinvestissement depuis l’étranger et un durcissement des conditions de financement sont à prévoir, ce qui devrait empêcher l’investissement de progresser (+0,2%). Sa croissance était initialement attendue à +2% en 2017.

Source : http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/impact-referendum-croissance-italie.aspx

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Le Brexit : quels impacts sur l’économie ?

Malgré les divisions, le Royaume-Uni a choisi ; 51,9% des électeurs britanniques ont voté la sortie de l’Union européenne à la suite du référendum du 23 juin 2016. Un vote qui aura d’importantes conséquences économiques, aussi bien à court-terme qu’ à long-terme.

Les marchés ont rapidement répercuté l’incertitude sur les prix ; le choc sur les marchés de capitaux de de change (la livre devrait perdre au moins 10% cette année) ont affecté la consommation privée et l’investissement au T3 et au T4. La forte dépréciation de la Livre Sterling (-17% par rapport à l’euro depuis le référendum) a cependant eu un impact positif sur la consommation des touristes, notamment dans le secteur de la mode et des biens personnes de consommation.

Sur le long-terme, l’activité économique sera profondément marquée par le Brexit. Une série d’indicateurs (parmi lesquels la croissance du PIB, les exportations et les investissements étrangers) afficheront une baisse en raison, notamment, du climat d’incertitude qui pèse sur l’issue des négociations avec l’Union européenne. Les chiffres d’affaires et les marges des entreprises reflèteront également la nouvelle réalité, tout comme les chiffres des défaillances, en hausse de 1.500 à 1.700 faillites entre 2017 et 2019.

La sortie officielle aura probablement lieu début 2019 mais un allongement du délai de deux ans associé à la procédure européenne n’est pas exclu. En cas de sortie en douceur, facilitée par un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la croissance réelle du PIB britannique pourrait baisser de 2,8 points entre 2017 et 2019. En l’absence d’un tel accord, la chute pourrait atteindre 4,3 points de croissance.

Quelles conséquences pour les exportateurs français ?

Par ailleurs, le Brexit aura des conséquences non-négligeables pour les entreprises françaises. Avant le référendum, le Royaume-Uni se positionnait comme la deuxième destination à l’export pour la France en 2017, avec une croissance des exportations estimée à +6,1 milliards d’euros.  Mais le Brexit a redistribué les cartes. Avec la sévère dépréciation de la livre sterling, qui devrait engendrer une contraction des importations britanniques, les exportations françaises vers le Royaume-Uni ne devraient croître finalement que de +0,5 milliards d’euros en 2017. Soit un large manque à gagner de +5,6 milliards d’euros pour les entreprises françaises.

Euler Hermes a présenté en juillet sa dernière étude « Royaume-Uni : le contrecoup du Brexit, une volatilité à long terme » (en anglais), dans laquelle sont établies diverses prévisions économiques pour les années 2016 et 2017.

– L’investissement reculera en 2017 (-1,1%), victime du climat d’incertitude prolongée qui entoure les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

– La consommation des ménages devrait quant à elle ralentir significativement (+1,6%), handicapée par une livre sterling qui s’affaiblit face à l’euro et au dollar, et par la hausse de l’inflation. 

– La croissance économique britannique n’excédera pas +1% en 2017.  

– Pour la première fois depuis 2012, le nombre de défaillances d’entreprises devrait croître au Royaume-Uni en 2016 (+1%) et en 2017 (+4%). Cette hausse est-elle imputable au Brexit ? 

– Le prochain défi britannique sera de trouver un terrain d’entente avec l’UE quant à la signature d’un accord de libre-échange. Un tel accord réduirait-il de manière significative les conséquences négatives du Brexit ?

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Sources : http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/brexit-consequences-economiques.aspx

http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/contrecoup-brexit-royaume-uni.aspx

http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/impact-brexit-exportateurs-francais.aspx

Voir aussi : http://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/dossier-special-royaume-uni-ue-retour-sur-lapres-brexit/

 

Elections présidentielles aux US : quels impacts sur le commerce mondial ?

L’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) vient de publier une étude sur l’impact de la politique économique de Donald Trump sur le commerce international.

La politique étrangère américaine serait liée au commerce international comme jamais auparavant. Pour M. Trump, les relations internationales semblent être une série de négociations bilatérales de laquelle les États-Unis doivent sortir vainqueurs. Les partenaires doivent céder davantage qu’ils n’obtiennent. C’est là que la puissance militaire peut être utilisée pour obtenir des concessions commerciales. Le Président désigné semble accorder bien peu d’importance à la stabilité politique mondiale.

Le Président Américain dispose de vastes pouvoirs en matière de commerce international. Il peut agir unilatéralement dans plusieurs cas de figure ce qui lui permettra d’agir rapidement au lendemain de son discours d’investiture. Un des premiers gestes que posera Donald Trump sera de notifier aux autres parties au TPP que les États-Unis ne ratifieront pas l’accord. La méfiance de Trump à l’égard du multilatéralisme s’exprimera pleinement ici, alors qu’il donnera le mandat aux négociateurs américains de négocier des accords bilatéraux. La mort du TPP laissera toute la place à la Chine pour étendre son influence sur l’Asie, déjà croissante alors que les alliés des États-Unis commenceront à douter de leur engagement pour assurer leur sécurité de la région. Les Américains tenteront de négocier des accords commerciaux avec les pays asiatiques qui bénéficient de leur protection militaire. Ces accords provoqueront d’énormes tensions sociales dans ces États, alors que les industries sacrifiées manifesteront leur fermement leur désaccord.

Le Président Trump devrait ensuite aviser le Mexique et le Canada qu’il souhaite renégocier l’ALÉNA. Il devra faire face à l’opposition de plusieurs entrepreneurs américains, mais les tarifs douaniers ne devraient pas trop ressentir les contrecoups de cette décision, les accords de l’OMC jouant leur rôle de les garder à un très bas niveau. D’autant que la cible est surtout le Mexique, M. Trump pourrait même laisser en vigueur l’accord de libre-échange entre les ÉtatsUnis et le Canada, qui a précédé la conclusion de l’ALÉNA, et qui est toujours opérationnel. Il en est de même pour les négociations du Partenariat transatlantique (TTIP) et du Trade in service agreement (TISA) qui devraient être remisés pour une période indéterminée.

La façon de mettre fin aux accords commerciaux ou aux négociations est assez simple. Il n’en est rien pour l’une de ses principales promesses, mettre fin à la délocalisation de la production des entreprises américaines, particulièrement en Chine et au Mexique. 3 principales mesures peuvent être prises en ce sens :

  • La première consiste à l’imposition de tarifs douaniers généraux pour le Mexique et la Chine. M. Trump a indiqué durant la campagne qu’il souhaitait imposer des tarifs de 35 % sur les produits mexicains et de 45 % sur les produits chinois.
  • La seconde mesure verrait l’imposition de tarifs spécifiques à l’égard de certains produits fabriqués par des entreprises qui ont délocalisé leur production.
  • La troisième viserait l’adoption de mesures fiscales et de subventions aux entreprises qui produisent aux États-Unis. Ces nouveaux tarifs n’iront pas sans mesures de représailles de la part des partenaires commerciaux, mais l’impact sur les économies sera beaucoup plus limité. Ils seront assortis d’une série de mesures incitatives pour les entreprises à continuer ou rapatrier leur production aux Etats-Unis.

De son côté, la Coface a twitté sur l’impact sur l’économie mondiale : perte d’1,5 points de PIB après un an.

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Voir aussi : http://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/etats-unis-negociations-ttip-ce-quil-faut-savoir-apres-les-elections-americaines/

Ratification du CETA

Après sept années de pourparlers et une opposition finalement vaincue de la part des Wallons, l’Union européenne (UE) et le Canada ont donc ratifié le 31 octobre 2016 le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), en français Accord économique et commercial global (AECG), le traité de libre-échange « le meilleur jamais négocié par la Commission européenne ». Le processus de ratification est engagé au Canada et dans l’Union européenne (en ce qui concerne l’UE, auprès du Parlement européen et des parlements nationaux.

Dit de « nouvelle génération, l’accord vise à supprimer non seulement les barrières tarifaires au commerce, mais aussi les barrières non tarifaires, comme les normes et les réglementations des biens et des services. Autres avantages : le traité mettra fin aux restrictions en matière d’accès aux marchés publics, ouvrira le marché des services « et il offrira aux investisseurs un environnement prévisible », résume-t-on à la Commission européenne. Compilés dans un document de plus de 2000 pages, les différents chapitres du traité prévoient des avancées significatives dans un certain nombre de secteurs, dont notamment la suppression des droits de douane dans les deux sens. Cette mesure devrait permettre une économie de 600 millions d’euros par an pour les exportateurs européens. La plupart des droits de douane seront supprimés dès l’entrée en vigueur du traité. L’ambition est de réduire de 36% à 3% la part des exportations européennes soumis à de tels obstacles.

Le point le plus sensible porte sur la possibilité donnée à une multinationale investissant à l’étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts.. Le tribunal permanent créé par le CETA sera composé de 15 juges professionnels nommés par l’UE et le Canada. Toutes les auditions seront publiques et il sera possible de faire appel.

Le document ci-dessous résume l’ensemble des avantages vantées par l’UE à ce traité.

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Source : http://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/dossier-special-ceta-ce-quil-faut-savoir-du-traite-de-libre-echange-ue-canada

http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211423825542-les-principales-dispositions-de-laccord-2037212.php

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/10/18/tout-comprendre-du-ceta-le-petit-cousin-du-traite-transatlantique_5015920_4355770.html

http://www.latribune.fr/economie/international/ceta-ce-que-contient-l-accord-de-libre-echange-612217.html

http://ec.europa.eu/trade/policy/in-focus/ceta/index_fr.htm